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Débat public : Violences et discriminations dans le milieu de la danse

Date: 
31/01/2019

 

Dans une lettre ouverte publiée dans la presse belge à l’automne 2018 et relayée à l’international, vingt collabrateur·ice·s de Jan Fabre ont témoigné du harcèlement sexuel et moral vécu au sein de la compagnie Troubleyn (https://lapermanence.home.blog/2018/12/31/lettre-ouverte-metoo-et-troubleyn-jan-fabre/).

Ces témoignages viennent s’ajouter aux expériences similaires mises au jour depuis le début de #metoo dans le milieu du spectacle vivant. Pourtant, force est de constater que leur légitimité est toujours remise en question tant par un système juridique – qui, se basant sur des preuves matérielles fait défaut dans de nombreux cas – que par certain·e·s acteur·ice·s culturel·le·s en solidarité complice.

Dans un effort visant à souligner la nécessité de la diffusion de cette lettre à l’ensemble de la communauté du monde de la danse qui ont prévu de se rendre aux représentations de The Generosity of Dorcas (spectateur·ice·s, programmateur·ice·s, tutelles, artistes, technicien·ne·s), programmée du 16 au 31 janvier 2019, nous avons souhaité en rappeler l’existence aux directeurs du théâtre de la Bastille et directeur du festival Faits d’Hiver en décembre 2018. Messieurs Hordé et Martin ont répondu en faisant valoir la présomption d’innocence pour maintenir la pièce de Jan Fabre dans leur programmation.

Concernant le milieu de la danse, le cas #metoo Troubleyn/Jan Fabre a été à ce jour le plus médiatisé, et ce en grande partie parce que porté collectivement. Il soulève néanmoins une question qui est peut-être ou a été la réalité de nombreux·ses danseurs·ses, collaborateurs·trices, travailleurs·euses isolé.e.s face à une personne usant de sa position, de la hiérarchie organisationnelle ou structurelle, pour lui porter atteinte.

De quels recours dispose t-on aujourd’hui pour se faire entendre, hormis le témoignage ?

Comment faire face à des comportements déviants, l’abus de pouvoir et ses conséquences sur son lieu de travail et dans son environnement professionnel ?

Quel avenir pour celles et ceux qui ont porté plainte et se voient discriminé.e.s au sein de leur réseau et milieu professionnel pour avoir témoigné ?

Quel est le rôle des institutions ? Sont-elles épargnées par les systèmes d’oppression et de discriminations tels que le racisme et le sexisme ?

Le débat auquel nous vous invitons propose d’aborder collectivement les comportements sexistes et discriminatoires ainsi que la question de la violence physique et morale dans notre milieu, et ce tant au niveau professionnel que structurel.

Cette discussion s’adresse à tous·tes.

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Organisé par le collectif La Permanence et en soutien avec le mouvement belge Engagement.

• Ouverture des portes à 19h30
• Débat à 20h
• Fermeture à 23h30

 

Entrée libre