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Publication : Danser pendant la guerre froide
 1945-1968

Stéphanie Gonçalves, Danser pendant la guerre froide
 1945-1968, Rennes, PUR, 2018, 308 pages. 

Préface de Pascal Ory

Cet ouvrage explore le ballet comme un
 outil de diplomatie culturelle internationale 
et transnationale pendant la guerre froide. Au-delà d’une image romantique de danseuses en tutus, le ballet est une vitrine essentielle
 de la diplomatie culturelle, qui conduit au développement d’une « diplomatie dansante ». Fruit d’un long travail de dépouillement
 de sources, basé sur des archives situées en France, Grande-Bretagne, États-Unis et Russie, le livre identifie les acteurs – institutionnels, artistiques et commerciaux – de la machine
 à tournées. L’histoire des tournées de ballet porte ainsi à questionner l’idée de bipolarité comme séparation étanche entre deux blocs pendant la guerre froide.
 Les compagnies de ballet traversent régulièrement les frontières et les danseurs conservent leur rôle traditionnel de passeurs culturels. Le livre se construit autour de tournées représentatives du lien entre danse et politique,
 des épisodes qui mettent en valeur les points chauds de cette guerre froide, ayant comme point de départ ou d’arrivée Londres et Paris. Il propose un nouveau regard sur la coopération et les rivalités dans le ballet pendant 
la guerre froide, grâce à une plongée dans la fabrique diplomatique des tournées.

Stéphanie Gonçalves est docteure en histoire contemporaine de l’Université libre de Bruxelles (ULB) depuis mars 2015. Elle est actuellement chargée de recherches au Fonds national de la recherche scientifique belge. Ses recherches portent sur le lien entre danse et politique au XXe siècle. Elle s’intéresse en particulier aux circulations des danseurs pendant la guerre froide, à la médiatisation et à la démocratisation de la danse après 1945.

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