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Comité scientifique éditorial
Andrieu Sarah

Sarah Andrieu est anthropologue, maitre de conférences au département des Arts-section danse de l’université Nice Sophia Antipolis. Elle est membre du « Centre Transdisciplinaire d’Épistémologie de la Littérature et des Arts vivants »  (CTEL) et membre associée à l’ « Institut des mondes africains » (IMAF). Ses recherches, menées en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement au Burkina Faso, portent d’une part sur les usages politiques des danses traditionnelles par l’état postcolonial et d’autre part sur les dynamiques de circulation d’esthétiques, de savoirs, d’imaginaires dans le champ globalisé de la « danse africaine contemporaine ».

Besuelle Claire

Claire Besuelle conduit actuellement une thèse à l’université Lille 3. Ses recherches portent sur les modalités de présences d’interprètes acteurs et danseurs dans la création contemporaine flamande, dans une perspective esthétique et poïétique. Elle est par ailleurs interprète et cofondatrice de la compagnie L’Inverso, et coordonne deux projets de recherche sur les pratiques et techniques d’interprétation : « Le Jeu du danseur » et « L’invisible en jeu – pensées et pratiques de l’énergie dans les arts de la scène ». 

Després Aurore

Aurore Després est maître de conférences en esthétique des arts et de la danse à l’université de Franche-Comté- Laboratoire ELLIADD (EA 4661). En lien avec sa pratique de danseuse et de chorégraphe, ses recherches portent sur les logiques de la perception et du geste, du temps et de l’archive, dans le champ de l’art chorégraphique contemporain et des nouvelles esthétiques de la danse à la croisée des arts plastiques et de l'art performance. Elle est responsable du Diplôme Universitaire Art, danse et performance, formation-recherche pour professionnels créée en 2011 et du fonds d’archives audiovisuelles en ligne FANA Danse contemporaine qui publie actuellement les fonds audiovisuels de Dominique Bagouet-Carnets Bagouet, d’Ingeborg Liptay et prochainement d’Olivia Grandville et de Mark Tompkins. Parmi ses publications : « Performances américaines des années 60-70. Les enjeux d’une autre relation à la gravité », Revue LIGEIA, n°121-124, « Corps et performance », 2013 et l’ouvrage collectif sous sa direction Gestes en Éclats. Art, danse, performance à paraître fin 2015 aux Presses du Réel.

Voir DU Art, danse et performance
Voir FANA danse contemporaine

Fanouillet Laura
Fontaine Geisha | Présidente

Geisha Fontaine est chorégraphe, chercheuse en danse et danseuse. Docteur en philosophie de l’art à l’Université Paris I – Panthéon Sorbonne, elle est notamment l’auteur du livre Les danses du temps (Centre national de la danse, 2004), traduit en espagnol en 2012 (Centro cultural de la cooperación). Conseillère scientifique de l’exposition « La danse contemporaine en questions », produite par le CND et l’Institut Français, elle en a rédigé le manuel pédagogique et le catalogue (2015). Elle contribue également à différents ouvrages et revues, notamment aux Éditions du CNRS. Invitée à intervenir dans des universités et centre d’arts (Tokyo, Buenos Aires, Santiago, Sao Paolo, Fortaleza, etc.), elle enseigne régulièrement à l’Université Bordeaux-Montaigne et participe à plusieurs programmes de recherche (Universités Paris V, Valenciennes et CNRS).  Inscrites dans le champ de la philosophie de l’art, ses recherches portent essentiellement sur les temporalités de la danse et se concentrent aujourd’hui sur les notions de contemporanéité et de postmodernité.

Depuis 1998, en collaboration avec Pierre Cottreau, elle conçoit les créations chorégraphiques de la compagnie Mille Plateaux Associés. Ces deux artistes ont également mis en place le laboratoire européen Gazing and Dancing, réunissant des artistes et des chercheurs français, croates, hongrois et serbes.

Geisha Fontaine s’implique volontiers dans la mise en relation d’univers contrastés.

Germain-Thomas Patrick

Patrick Germain-Thomas est professeur d’économie et de gestion à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris depuis 1992. Il a soutenu en 2010 à l’EHESS une thèse de doctorat en sociologie intitulée Politiques et marchés de la danse contemporaine en France (1975-2009), sous la direction de Philippe Urfalino. Il poursuit ses travaux sur l’économie du secteur chorégraphique en centrant ses recherches sur l’imbrication de l’action publique et des échanges économiques qu’occasionnent les activités de programmation. Il l’est l’auteur d’un ouvrage paru en 2012 aux Éditions de l’Attribut : La Danse contemporaine, une révolution réussie ?.

Guisgand Philippe

Philippe Guisgand est professeur en danse à l’université de Lille. Il est chercheur au Centre d’Étude des Arts Contemporains de Lille (UDL3/CEAC). Directeur du département Arts de l’université Lille 3, il est également membre fondateur de l’association des Chercheurs en Danse.

Lassibille Mahalia

Anthropologue en danse et spécialisée en Afrique, Mahalia Lassibille est maître de conférences au département danse de l’université Paris 8. Son travail ethnographique a été centré au départ sur l'analyse des danses des Peuls WoDaaBe du Niger dans un cadre cérémoniel, scénique puis touristique, en croisant des outils utilisés en danse (analyse du mouvement...) et en anthropologie. Elle mène actuellement ses recherches sur l’usage des catégories en danse, en particulier celles de « danse africaine » et de « danse africaine contemporaine », en considérant la manière dont les chorégraphes et danseurs les utilisent, se les réapproprient et les réinterprètent (Niger, Mali). Elle est trésorière adjointe de l’aCD et membre du comité scientifique éditorial de la revue Recherches en danse. Parmi ses publications :  « « La danse africaine », une catégorie à déconstruire » (Cahiers d’Etudes Africaines, N° 75, 2004 : 681-690) ; « Les danses woDaaBe entre spectacles touristiques et scènes internationales : les coulisses d’une migration chorégraphique » (Autrepart, N°40, 2006 : 113-129) ; « Les danses africaines traditionnelles: des pratiques contemporaines » (in Annie DUPUIS (dir.), Ethnocentrisme et Création, Editions de la Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 2013: 451-469).

Voir le site du Département Danse de Paris 8

Lefèvre Betty

Betty Lefèvre est Professeure émérite des Universités, Anthropologue et chercheure du laboratoire CETAPS de l'Université de Rouen. En tant qu'anthropologue, ses recherches se sont focalisées non pas sur une zone géographique mais sur une activité sociale: les pratiques corporelles artistiques. Enseignante/danseuse, son terrain d'observation des corporéités s'est initié avec la danse d'expression africaine en France (sujet de sa thèse en sociologie) puis s'est porté sur les danses contemporaines et les arts de la rue. A partir d'une posture pragmatique, les multiples variations des corps en mouvement exposés vont être appréhendées comme des "totalités signifiantes" : en quoi ces activités artistiques font-elles sens pour ceux qui les pratiquent, ou qui les regardent, que font-elles, que font-elles faire, que font-elles dire ? En quoi sont-elles une manière de se voir et de se dire pour les sociétés comme lieux privilégiés de la réflexivité ? Parmi ses axes de recherches, Betty Lefevre s'intéresse aux processus de transformations des imaginaires sociaux sur les masculinités/féminités dans « les mondes de la danse ».

Marquié Hélène

Hélène Marquié est maîtresse de conférences HDR au département d’Études de genre de l’université de Paris 8, membre du LEGS (UMR 8238). Elle est docteure en danse, agrégée de sciences de la vie et de la terre. Elle est également chorégraphe de danse contemporaine. Depuis une thèse consacrée aux processus de création surréalistes en danse et en arts plastiques, et à leur dimension politique pour des artistes femmes, sa démarche s’inscrit délibérément dans une perspective interdisciplinaire. Elle est aujourd’hui spécialiste des questions de genre en danse et plus généralement dans les arts vivants. Elle a consacré une part importante de son travail à penser une épistémologie des recherches à l'intersection des études en danse et des études de genre. Elle développe une réflexion critique sur l’histoire et l'historiographie de la danse, ainsi que sur la façon dont esthétiques et idéologies se nouent. Après avoir centré ses recherches sur les sources ontologiques d'une conception symbolique féminisée de la danse, puis sur l'émergence et la cristallisation de cette conception et son inscription dans la réalité du ballet après la révolution de 1830, elle interroge l'historiographie de la danse et les idéologies qui la traversent. Elle a codirigé avec Marina Nordera le n° 3 de Recherches en danse, Perspectives genrées sur les femmes dans l’histoire de la danse (2015). Ses recherches actuelles portent sur le tournant des XIXe et XXe siècles.
Un autre axe concerne les mises en œuvre du genre dans la danse actuelle, au travers des normes et des hiérarchies, à la fois dans les milieux professionnels et dans les représentations spectaculaires. Il s’agit aussi de penser comment la danse peut, ou pourrait, résister au système de genre et proposer d’autres modalités identitaires et relationnelles. Elle s’intéresse également aux processus d'incorporation des systèmes et des normes culturels, et aux apports des études en danse et des études théâtrales aux concepts de performance et de performativité développés au sein des études de genre. Hélène Marquié est par ailleurs membre fondatrice du syndicat Chorégraphes associés et de l’association HF Île-de-France pour l’égalité dans la culture. Elle conjugue travail et expérience de terrain (artistique et politique) et recherche universitaire.

Bibliographie

Maurmayr Bianca

Titulaire d’un master recherche à l’UNSA, Bianca Maurmayr est actuellement doctorante en danse à l’université Côte d’Azur, où elle a eu un contrat doctoral et un monitorat entre 2012 et 2015. Ses domaines principaux de recherche concernent l’histoire de la danse et du corps à l’époque moderne (Italie-France, XVIe-XVIIIe siècles), avec un intérêt particulierporté aux échanges culturels entre la République de Venise et la France du XVIIe siècle. Elle fait partie d’AIRDanza et de l’aCD ; entre 2014 et 2016, elle a été membre de « Pratiques de thèse en danse – outils à l’œuvre », l’Atelier des doctorants en danse du CND. 

Palazzolo Claudia

Claudia Palazzolo est enseignant-chercheur à l’université Lumière-Lyon 2. Ses recherches portent sur l’histoire culturelle de la danse et l’étude des représentations en danse et de la danse. Elle a co-dirigé, Des Mains modernes : cinéma, danse, théâtre, photo, 2009. Parmi ses articles récents : « Sur les traces du jerk de la Messe pour le temps présent de Maurice Béjart. Une figure de la danse en 1968? » in Danser en Mai 68, 2014 ; « La nouvelle danse française dans la presse italienne », Actes des rencontres nationale danse de Vannes, 2014, « Entrer, d’un pas, dans le flux de ce monde. Une lecture d’Umwelt de Maguy Marin », Agon, 2013.

Schiller Gretchen
Sintès Guillaume | Trésorier adjoint
Docteur en danse de l’Université Paris 8. 
ATER en danse (histoire, esthétique, analyse d’œuvre) au sein du département des Arts de la scène, de l’image et de l’écran de l’Université Lyon 2 en 2013/2014, puis au département Danse de l’Université Paris 8 en 2014/2015. 
Chargé de cours au département Danse de l'Université Paris 8 et au département de Médiation Culturelle de l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle en 2015/2016. Ingénieur d’études, puis de recherche (Labex Arts H2h) à compter de l’automne 2015. 
Il a cofondé, avec Sylviane Pagès et Mélanie Papin, le « Groupe de recherche : Histoire contemporaine du champ chorégraphique » (équipe : « Analyse des discours et des pratiques en danse », laboratoire : « Esthétique, musicologie, danse et créations musicales »), avec lequel il a engagé le projet intitulé « Relire les années 1970 ». Cycle de journées d’études (d’octobre 2012 à mai 2014), ce projet s’est enrichi d’un programme de constitution d’archives audiovisuelles (captation des journées d’études et réalisation de portraits-entretiens) qui a obtenu le soutien du CND et du ministère de la Culture (DGCA) dans le cadre de l’aide à la recherche et au patrimoine (2013), ainsi que de la publication de l’ouvrage collectif Danser en Mai 68 (Micadanses, 2014). À compter de l’automne 2015, le Groupe engage un projet de recherche à partir des archives de la chorégraphe et pédagogue Karin Waehner, porté par l’Université Paris 8 et la BnF dans le cadre du Labex Arts H2h.
Suquet Annie
Vellet Joëlle

Joëlle Vellet est maître de conférences en danse et membre du Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature et des Arts Vivants (EA6307) de l’Université de Nice-Sophia Antipolis (UNS), docteure en Esthétique, Sciences et Technologie des Arts de l’Université de Paris 8. Les expériences de danseuse, de chorégraphe et de pédagogue sont importantes dans son parcours et dans la façon de poser les questions de la recherche. Ses recherches se situent au croisement de l’esthétique et de l’anthropologie de la danse (une anthropologie poïétique), étudiant la danse en fabrication à partir de l’analyse des situations de transmission, utilisant aussi les outils de l’analyse de l’activité. Les processus en jeu en amont de l’œuvre, les pratiques et les enjeux du travail artistique sont au cœur de ses questionnements d’enseignante et de chercheuse. Sa thèse l’a conduite à affiner la compréhension du tissage des gestes et des discours en situation dans la transmission de la danse. Elle étudie actuellement la danse dans la relation à la tradition et l’activité fine des différents passeurs. Elle a enseigné plusieurs années à l’université BP de Clermont-Ferrand, alors membre du Laboratoire d’Anthropologie des Pratiques Corporelles, elle a co-créé et co-dirigé le master professionnel en anthropologie de la danse. Elle dirigeait le secteur danse du Service Université Culture. Au sein de l’Université de Nice Sophia Antipolis, elle a été directrice de la section danse du département des Arts et responsable de la licence. Elle a créé le parcours professionnel « Métiers de la transmission et de l’intervention en danse » du master 2 Théories et pratiques des arts vivants. Elle est actuellement directrice du département des Arts. Membre fondateur de l’aCD.

 

 

Vernozy Delphine

Professeur agrégé de lettres modernes en lycée, Delphine Vernozy est docteur en littérature française de l'université Paris-Sorbonne. Sa thèse s’intitule « Le livret de ballet, un objet littéraire ? Ecrivains et chorégraphes en France des années 1910 aux années 1960 ». Ses recherches se situent au croisement de la littérature et des arts du spectacle. Elle s’intéresse également aux rapports qu'entretient la danse avec d'autres médiums (sculpture, radio). Coordinatrice pendant deux ans des ateliers de doctorants au Centre national de la danse, elle a également co-organisé le colloque « Danse et littérature : usages de la métaphore » qui s'est tenu à Paris-Sorbonne et à Paris 8 en 2011. Depuis 2014, elle oriente ses recherches dans le domaine des humanités numériques avec le projet « Discours sur la danse » dont elle est responsable au sein du Labex Obvil de Paris-Sorbonne.